Chloé Quenum

EXPOSITION

(Nothing but) flowers


Le titre (Nothing but) flowers fait référence à une chanson de Talking Heads dans laquelle il est question d’un état originel similaire au jardin d’Éden, qui vient après l’effondrement du capitalisme, de la société de consommation, de l’industrialisation et de la crise écologique, comme un espoir de repartir à zéro. En écho à cela, les oeuvres de Chloé Quenum fonctionnent comme des natures mortes qui distordent les notions de temps et d’espace en plaçant l’idée d’impermanence et de circulation au coeur de son travail. Pour l’exposition, elle présente 6 compressions ainsi qu’une série de 7 verres soufflés, soit des pièces entièrement composées de matériaux naturels. Initiées en 2014, les oeuvres Janvier, Février, Mars, Avril, Mai, Juin sont constituées d’éléments organiques comme des feuilles, des fleurs, des végétaux et de la cire qui ont été compressés entre deux plaques de verre, et ensuite encadrés et recouverts d’un film irisé. L’ajout de ce filtre
identique sur chaque pièce interroge la force de notre regard puisqu’il altère notre lecture de ces morceaux de paysage. Bien que troubles, différentes réalités se mêlent ainsi : la question des différents états de l’existence, de la transformation de la matière, de la fuite du temps et de la fragilité de la vie, mais aussi, la question du déplacement de territoire et de la migration.

Elsa Delage