Dimitri Milbrun

Dans cette exposition, Dimitri Milbrun utilise le pastel à l’huile et la sérigraphie. Ainsi la répétition des personnages crée une illusion de mouvement et une continuité entre ses œuvres. Les toiles n’ont pas de châssis, comme si chacune d’entre elle constituait une page d’un même ouvrage dont elles auraient été arrachées. Dans cet ouvrage Il y raconte son histoire, celle de sa famille, de leur pays : Haïti. Dimitri Milbrun se réclame des mangas, du punk et du hip-hop qui l’ont inspiré depuis sa plus tendre enfance et qu’il mêle aux codes de l’heroic fantasy. Ses œuvres extrêmement narratives mettent souvent en scène des personnages récurrents. Certains sont historiques comme Duvalier, d’autres sont des membres de sa famille, ou encore des personnages imaginaires tels des super-héros, ou autres sorciers vaudous, composant ainsi sa propre mythologie. Cette fusion du réel et du surnaturel suscite une sensation de mystère, d’émerveillement, tout en explorant des thèmes complexes de la réalité ; la mémoire, l’identité et la spiritualité. Ainsi son œuvre
prend place dans le « Réalisme magique » de Franz Roh.